Je viens remettre un peu de neuf dans ce blog. Je vais continuer dans les prochains jours à faire quelques modifications. Je vais aussi tacher de le tenir à jour assez régulièrement.
Pour débuter, voici une petite introduction à Okinawa.
Introduction : une préfecture pas comme les autres.
La préfecture d’Okinawa, bien qu’appartenant au Japon se distingue singulièrement des 46 autres. Avant tout, sa position géographique la marginalise du centre qu’est Tôkyô et la soumet à différentes sphères d’influences. Naha, la capitale, se situe à 1550 km de Tôkyô, 820 de Shanghai, 630 de Taipei et 640 de Kyûshû, l’île « japonaise » la plus proche. Sa situation, entre la Chine et le Japon, a jouée une importance capitale dans l’élaboration de la culture des Ryûkyû et de l’identité okinawaïenne. Son Histoire se détache de celle du Japon tout en ayant des liens ou plus moins fort avec selon les époques. Elle se différencie aussi par les langues qui y sont parlées. Généralement, on regroupe les parlés des Ryûkyû dans cinq catégories principales : l’Uchinaa Guchi à Okinawa-honto ; Shimayumusa à Amami (maintenant rattachée à la préfecture de Kagoshima) ; Myakufutsu à Miyako ; Yaimamuni à Yaeyama; Dunangmunui à Yonaguni. A noter que chacune de ces langues disposent de plusieurs variantes parfois propres à une région ou un village. Par exemple, la version la plus usitée de l’Uchinaa Guchi est de nos jours le dialecte de Shuri, du nom de l’ancienne capitale.
Ainsi, l’approche d’Okinawa-Honto (l’île principale) et de l’archipel des Ryûkyû dont elle fait partie ne peut se faire de la même manière que celle du Japon. Elle représente à de nombreux égards un cas particulier. Sa différence fait autant sa richesse et son intérêt, que sa difficulté.
Les idées reçues et la mauvaise perception de l’île sont encore de nos jours très présentes. Ainsi, pour de nombreux japonais, Okinawa rime avant tout avec « vacances » où le soleil et la mer transparente font oublier les soucis du quotidien oubliant par la même occasion que c’est l’endroit le plus pauvre du Japon. Les salaires sont en moyennes deux fois plus bas qu’à Tôkyô. Son taux de chômage est aussi le plus élevé de l’archipel. De nombreux jeunes récemment diplômés sont contraints de se rendre dans les grandes villes japonaises pour trouver plus facilement du travail. Outre sa maigre agriculture, principalement la canne à sucre, elle tire la majorité de ses revenus de l’activité touristique. C’est une destination très prisée des voyages scolaires de fin d’étude. En 2001, près de 130 000 élèves sont venus passer quelques jours à Okinawa.
La société okinawaïenne diffère aussi. Sa natalité est très largement supérieure à la moyenne, c’est l’une des rares préfectures dont la population ne cesse de croître. Il n’est pas rare de voir des familles de 3, 4 ou 5 enfants. La longévité des Okinawaïens, qui a fait la renommée de l’archipel des Ryûkyû dans le monde entier, est désormais un mythe. La préfecture passe entre 1985 et 2005 de la première à la 26e place. L’île compte désormais la plus grande concentration de fast-food du Japon et la jeune génération connaît beaucoup de problèmes d’obésité. Le taux de mariage avec des étrangers y est le plus élevé. Différentes raisons explique ce phénomène. On constate la présence de diverses minorités étrangères : philippines, indiennes, chinoises mais aussi que durant le XXe siècle, lors des grandes crises économiques de nombreux okinawaïens ont émigrés dans le monde entier : Hawaii, Pérou, Bolivie, etc. Un certains nombres de descendants de ces immigrés ont choisis de retourner vivre sur la terre de leurs ancêtres. Enfin, cela s’explique surtout par la présence des divers complexes militaires étasuniens. Il s’agit de la plus importante base militaire du monde hors du territoire des Etats-Unis. Bien que l’île ait été rétrocédée au Japon en 1972 après plus de 27 ans d’une gouvernance militaire autoritaire, 20% de l’île est encore occupée par des installations étasuniennes. C’est un des derniers vestiges de la Guerre Froide avec la séparation de la Corée. En étudiant Okinawa, je me suis rendu compte qu’elle avait un effet « miroir à fantasmes » où chacun voit ce qu’il souhaiterait y voir. Le manque de connaissance et l’imprécision matinée de révisionnisme la touche pleinement. Son Histoire, riche, est malheureusement trop méconnue. Aussi, sans verser dans le négationnisme de nombreux ouvrages concernant Okinawa optent pour un certain parti pris, que cela soit en faveur des okinawaïens, japonais ou encore étasuniens.
PS : N'oubliez pas de visionner si ce n'est pas déjà fait, ma dernière création.
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