Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 17:26

 

J'ai pleins d'idées d'articles, des trucs commencés mais pas toujours d'inspiration pour la mise en forme. J'ai à vrai dire un peu perdu la main concernant la tenue de ce blog. Mais histoire de partir sur de nouvelles bases, rien de tel qu'un article bien racoleur comme il faut ! Le sujet ? Les filles et l'alcool .... 

 

Fondée à la fin des années 50, Orion est maintenant une véritable institution à Okinawa (et le seul endroit où en trouve en fait). N'étant pas amateur de breuvage bièresque j'en ai bu qu'à l'insu de mon plein gré....

 

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L'esprit d'Okinawa ..... Okinawa Soba x Orion x Matsuri


 


 


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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 14:41

 

C’est avec un léger retard que je reprends la rédaction de ce blog qui en plus d’avoir refroidis, commençait à être envahit par de la publicité et autres bestioles carrément dégueulasse...

 

livres

 

 

Au premier abord on trouve assez peu de livres sur Okinawa et l’archipel des Ryûkyû. Les maigres documents facilement consultables sont généralement en anglais. Outre les ouvrages habituels dédiés au karate ou encore au fameux « régime d’Okinawa », il y a peu d’études historiques. Le seul livre retraçant l’histoire d’Okinawa date des années 1950. Le seul sujet très largement documenté (autant d’un point de vue des sources que des analyses) est bien évidemment la guerre. En revanche, en creusant un peu la question, on trouve beaucoup d’articles de revues spécialisées. Si l’on ne se contente pas uniquement d’articles historiques on peut trouver beaucoup d’études sur Okinawa via les sciences politiques, la sociologie, l’urbanisme, la géographie ou encore l’économie. Un des problèmes récurrents est qu’il s’agit souvent d’articles « érudits », il n’y a pas toujours de remise en contexte ou de rappels des généralités. Pour quelqu’un de peu familier de la situation okinawaïenne ils sont plutôt hermétiques et assez difficiles d’accès. Il est donc assez compliqué de « rentrer » dans le sujet. Je ne vais pas m’attarder sur ce genre d’articles mais plutôt vous faire partager mes impressions sur des ouvrages historiques concernant Okinawa. Il s’agit avant de vous dire ce que je pense et de les critiquer au vu de mes quelques connaissances acquises au cours de mes recherches. Voici donc une bibliographie sommaire (à titre d'infos, celle de mon mémoire fait 24 pages et je n'ai gardé que l'essentiel ...)

 

 

Je vais donc débuter cette présentation par l’ouvrage le plus célèbre, à savoir Okinawa: An Island People de George Kerr. C’est un passage obligé à qui voudrait s’intéresser à l’histoire des Ryûkyû. Il  s’agit d’une référence, non pas par sa qualité mais tout simplement parce que c’est le SEUL livre en anglais qui s’étend de la préhistoire à 1945 (par la suite, les rééditions donnent quelques éléments de l’histoire récente). Il a connu aussi de très nombreuses traductions en japonais.

C’est un travail intéressant mais qui comporte un grand nombre de défauts. Il faut savoir que les recherches de Kerr ont été financées par l’armée américaine sous les auspices du projet SIRI (Scientific Investigation of Ryukyu Islands). Une équipe de chercheurs okinawaïens mènent des recherches dans les bibliothèques au Japon et dans les archives du Royaume des Ryûkyû qu’ils synthétisent par la suite en anglais et qui sont mis en forme par Kerr. Dans son approche historique, il penche irrémédiablement du côté des Okinawaïens et des Américains. Ainsi, les différences ethniques et culturelles qui existent entre Okinawa et le Japon sont mises en avant. D’un point de vue historique, « l’ingérence » japonaise sur le royaume des Ryûkyû après l’invasion du clan Satsuma est très largement accentuée. L’île est dépeinte comme une marionnette dans les mains nipponnes. Cela reflète l’idéologie américaine en vigueur à l’époque concernant les Ryûkyû. En effet, la séparation de l’archipel vis-à-vis du Japon sert leurs intérêts géostratégiques. Bien que possédant de grandes qualités Okinawa: An Island People est remis en cause sur de très nombreux points par l’historiographie récente. Personnellement c’est un livre que je ne trouve pas très agréable à lire, peut-être ce style touffu et désuet. (J’ai toujours une appréhension quand un historien décrit les personnages comme dans un roman). Enfin, le fait que les modifications et erreurs soient corrigées dans de très longues annexes à la fin à quelques choses de rebutant.

 

 

 Dans une certaine continuité historique, je vais vous parler de Military Government in the Ryukyus Islands, 1945-1950 de Arnold G. Fisch. C’est un livre très complet sur les premières années d’occupation. Il s’intéresse principalement au volet militaire et a été rédigé par un historien militaire. Il manque peut-être de détails et de clarté par moment. Ainsi, il n’est fait par exemple aucune mention précise des premiers gouverneurs militaires. De même la chronologie peut paraître un peu flou à qui cherche des éléments précis. Il y a aussi quelques imprécisions concernant le développement de la langue anglais (sujet que je commence à connaître). A signaler qu’à la fin en annexe, l’auteur reproduit un grand nombre d’archives ce qui permet d’apprécier le grand travail de synthèse des multiples sources. Il se lit plutôt bien mais peut rebuter par instant à qui n’est pas familier (comme moi) de l’histoire militaire.

 

 

Le dernier des « grands livres facilement trouvables sur Okinawa » est Keystone: The American Occupation of Okinawa and U.S.-Japanese Relations de Nicholas Sarantakes.

Comme son nom l’indique il s’intéresse avant tout aux relations diplomatiques entre Okinawa, les Etats-Unis et le Japon. C’est un livre de qualité mais pas vraiment indispensable. Son principal défaut est d’ignorer le rôle d’Okinawa – et de ses habitants – dans le processus mènant à la rétrocession. L’archipel est donc dépeint comme sujet des relations américano-nippones. L’ayant lu il y a pas mal de temps, je n’en garde pas un souvenir impérissable.

 

 

Ce n’est pas à proprement parlé un livre d’histoire, mais je souhaiterai vous faire part d’un de mes coups de cœur, The Great Loochoo: A study of Okinawan village life de Clarence Glacken. Il s’agit d’une étude anthropologique menée par un géographe sur trois villages okinawaïens au début des années 1950 : Hanashiro, Minatogawa et Matsuda, situés respectivement au sud-est, au centre et au nord-est. Cet ouvrage fourmille de détails sur la vie dans les campagnes au sortir de la guerre et durant les premières années d’occupation. On peu observer l’évolution et les changements que connaît l’île à cette époque. Il est épuisé et n’est (facilement) trouvable qu’en occasion.

 

 

          Pour finir, une revue très intéressante qui publie régulièrement de nombreux articles sur Okinawa et les Ryûkyû  : The Ryukyuanist. Les anciens numéros sont trouvables ici.

 

 

Références :

 

- KERR George H., Okinawa: The History of an Island People (Revised edition with an afterword by Mitsugu Sakihara), Boston, Charles E. Tuttle Company, 2000. (First edition 1958).

- FISCH Arnold G., Military Government in the Ryukyus Islands, 1945-1950, University Press of the Pacific Honolulu, Hawaii, 2005. (Reprinted from the 1988 edition).

- SARANTAKES Nicholas Evan, Keystone: The American Occupation of Okinawa and U.S.-Japanese Relations, College Station: Texas A&M University Press, 2000.

- GLACKEN Clarence J., The Great Loochoo: A study of Okinawan village life, Westport (Connecticut), Greenwood Press, 1973 (Originally Published in 1955 by the University of California Press).

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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 13:35

Je n'ai malheureusement pu tenir mes engagements quant à remettre régulièrement ce blog à jour. Je vais cependant tacher d'y remédier dans les jours et les semaines à venir. Pour repartir sur de nouvelles bases, voici une version améliorée de mon « Introduction » à Okinawa mise en ligne voilà quelques mois.


Introduction : une préfecture pas comme les autres.

 

 

La préfecture d’Okinawa, bien qu’appartenant au Japon, se distingue singulièrement des 46 autres. Avant tout, sa position géographique la marginalise du centre qu’est Tôkyô et la soumet à différentes sphères d’influences. Naha, la capitale, se situe à 1550 km de Tôkyô, 820 de Shanghai, 630 de Taipei et 640 de Kyûshû. Sa situation, entre la Chine et le Japon, a joué une importance capitale dans l’élaboration de la culture des Ryûkyû et de l’identité okinawaïenne. Son histoire se détache de celle du Japon tout en ayant des liens plus ou moins forts avec elle selon les époques. Elle se différencie aussi par les langues qui y sont parlées. Généralement, on regroupe les parlés des Ryûkyû dans cinq catégories principales : l’Uchinaa Guchi à Okinawa-honto ; Shimayumusa à Amami (maintenant rattachée à la préfecture de Kagoshima) ; Myakufutsu à Miyako ; Yaimamuni à Yaeyama; Dunangmunui à Yonaguni. A noter que chacune de ces langues disposent de plusieurs variantes parfois propres à une région ou un village. Par exemple, la version la plus usitée de l’Uchinaa Guchi est de nos jours le dialecte de Shuri, du nom de l’ancienne capitale.

Ainsi, l’approche d’Okinawa-Honto et de l’archipel des Ryûkyû dont elle fait partie ne peut se faire de la même manière que celle du Japon. Elle représente à de nombreux égards un cas particulier. Sa différence fait autant sa richesse et son intérêt, que sa difficulté. Avant de rentrer davantage dans des considérations historiques je souhaiterais en guise d’introduction dresser un bref portrait de la situation actuelle d’Okinawa.

 

Les idées reçues et la mauvaise perception de l’île sont encore de nos jours très présentes. Ainsi, pour de nombreux japonais, « Okinawa » rime avant tout avec « vacances », « dépaysement » où le soleil, la mer transparente et les coraux permettent d’échapper aux soucis du quotidien. Ces touristes oublient la même occasion qu’il s’agit de la préfecture la pauvre du Japon, et ce depuis son intégration en 1879. Les salaires sont en moyennes deux fois plus bas qu’à Tôkyô. Son taux de chômage est aussi le plus élevé de l’archipel. De nombreux jeunes récemment diplômés sont contraints de se rendre dans les grandes villes japonaises pour trouver plus facilement du travail. Outre sa maigre agriculture, principalement la canne à sucre, elle tire la majorité de ses revenus des « trois K » Kichi (les bases), Kokyo-koji (des fonds du gouvernement japonais) et Kanko (le tourisme). Le tourisme, principalement japonais, y est très développé. C’est aussi une destination très prisée des voyages scolaires de fin d’étude. En 2001, près de 130 000 élèves sont venus séjourner à Okinawa.

La société okinawaïenne diffère elle aussi. Sa natalité est très largement supérieure à la moyenne nationale. C’est l’une des rares préfectures dont la population ne cesse de croître et il n’est pas rare de voir des familles de 3, 4 ou 5 enfants. La longévité des Okinawaïens, qui a fait la renommée de l’archipel des Ryûkyû dans le monde entier, est désormais un mythe, ou du moins elle appartient au passé. La préfecture d’Okinawa passe entre 1985 et 2005 de la première à la 26e place. Au fil du temps, principalement à cause des influences extérieures, le régime des Okinawaïens a changé. La jeune génération connaît des problèmes d’obésité et l’île compte désormais la plus grande concentration de fast-food du Japon.

En outre, le taux de mariages avec des étrangers y est le plus élevé. Différentes raisons expliquent ce phénomène. On constate tout d’abord la présence de diverses minorités étrangères : indienne, chinoise, coréenne, philippaine, etc. Entre 1899 et 1935, en raison des crises économiques, 15% de la population émigre sur le Hondo mais aussi dans le monde entier : Hawaii, Pérou, Bolivie. En 1945 environ 332 000 Okinawaïens vivent à l’étranger : cela fait presque autant que la population l’île qui compte 460 000 personnes avant la guerre. Un certain nombre de descendants de ces immigrés choisissent de retourner vivre sur la terre de leurs ancêtres. Enfin, le taux élevé de mariages avec des étrangers s’explique surtout par la présence des divers complexes militaires américains. Il s’agit de la plus importante base militaire hors du territoire des Etats-Unis. Alors qu’Okinawa ne représente que 0.6% de la superficie du Japon, elle regroupe 75% des installations militaires. Ces dernières occupent 20% du territoire de l’île principale. C’est l’un des derniers vestiges de la Guerre Froide (avec la séparation de la Corée).

 

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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 20:48

A travers la traditionnelle image du coucher de soleil, petit résumé poétique d'Okinawa en 66 secondes : sa côte ravagée par le béton, son décor sauvage et les bases de l'armée étasunienne.

Filmé à Ginowan et sur l'île de Tokashiki.

Musique : Denys Fontanarosa.
Images : Thibaud Garnier.


Okinawa ...




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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 19:52
 これは日本語の授業の発表です。皆の学生がわかるように、かんたんに書きました。


皆さん「GS」という言葉を聞いたことがありますか。

 私は、最近の日本の音楽は、あまり興味がなく、昔の音楽に興味があります。古い映画のテーマや、演歌のような曲などです。一番好きなジャンルは「GS」です。「GS」は「GROUP SOUND」という意味です。実は、それは日本の昔のロックです。日本語で「ROCK N  ROLL」という表現は言いにくいので、「GS」になりました。

1966年「ザ・ビートルズ」が東京のテレビ番組で演奏してから、多くの若者は自分でロックのバンドを立ち上げました。多くの若者はテレビを見ていたのです。彼らは「ザ・ビートルズに、大変衝撃を受けました。その時、彼らはエレキギターに魅力を感じました。今では、これは普通ですが、40年前の人にとっては、とても新しい音でした。それは、「エレキブーム」と呼ばれました。

西洋の影響は本当に強かったようです。名前に英語がよく使われました。例えば、「ザ・タイガース」、「ザ・スパイダース」、「ザ・ゴールデン・カップス」です。時にはイギリスとアメリカの音楽のカバーをしました。ですが、それはとても日本的な音楽でした。およそ1966年から、1969年までの間です。この3年でたくさんのレコードが出回りました。

それで、アメリカのバンドと同様、日本の音楽は変わりました。あるバンドは「ヒッピー」になり、他のバンドは「サイケデリック・ロック」になりました。そして、新しいジャンルが現れました。「ハードロック」、「プログレッシブ・ロック」です。記者は「ニューロック」と呼ばれました。


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